Cette boiserie est composée d’un plafond à compartiments en bois doré, d’un soubassement total, d’ébrasements et de doubles portes ajourées et pleines. Le tout alliant la polychromie, la dorure, des peintures de natures mortes, paysages et personnages.
Elle nous a immédiatement fascinés, tant par sa somptuosité de gamme chromatique que par un certain nombre d’éléments troublants. Ainsi, il n’a pas été possible de déterminer pour quel hôtel ou château elle avait été créée. Petite, de la taille d’un grand cabinet, on ne connaît pas non plus le type de pièce à laquelle elle était destinée. Le motif central du plafond représente une déesse composite qui tient à la main un petit personnage masculin, dont on peut se demander s’il n’est pas le commanditaire de la boiserie. Et entre autres bizarreries : une nonne relevant ses jupes, une scène de sacrifice humain et quelques empereurs et impératrices aux réputation des plus sulfureuses.
Après restauration, la qualité exceptionnelle de la peinture autant que de la sculpture, les scènes de paysage, de fleurs et l’allégorie du plafond nous font penser qu’elle peut être d’un grand nom de la peinture XVIIe siècle.