La formation de Cyril de Ricou sous la houlette de Michel Bourbon a été un véritable parcours initiatique, et lui a permis de maîtriser les techniques de restauration et de moulage. Cyril a ainsi travaillé sur des pièces prestigieuses telles que les Chevaux de Marly alors installés place de la Concorde (notamment pour le moulage des deux chevaux de Coysevox), les bas-reliefs de Jean Goujon déménagés aujourd’hui sous la petite pyramide du Louvre, les grands taureaux ailés assyriens de la cour Khorsabad, la stèle des Vautours (premier exemple d’écriture cunéiforme) et quelques grandes cathédrales gothiques.
La restauration de volume consiste à consolider les oeuvres, dégager les anciennes interventions quand elles sont jugées inopportunes et, lorsque cela est nécessaire, compléter certains éléments, du simple solin à la recréation d’une partie majeure.
Les prises de décision sont collégiales et tous les avis sont pris en compte. Suivant les époques, différents rendus sont proposés. Ainsi un élément de décor du XIXe siècle pourra être recréé de manière très illusionniste, tandis que le membre détruit d’une statue antique restera manquant. Il faut parfois savoir conserver la trace du temps en restauration.