La formation de Cyril de Ricou sous la houlette de Michel Bourbon a été un véritable parcours initiatique, et lui a permis de maîtriser les techniques de restauration et de moulage. Cyril a ainsi travaillé sur des pièces prestigieuses telles que les Chevaux de Marly alors installés place de la Concorde (notamment pour le moulage des deux chevaux de Coysevox), les bas-reliefs de Jean Goujon déménagés aujourd’hui sous la petite pyramide du Louvre, les grands taureaux ailés assyriens de la cour Khorsabad, la stèle des Vautours (premier exemple d’écriture cunéiforme) et quelques grandes cathédrales gothiques.

La restauration de volume consiste à consolider les oeuvres, dégager les anciennes interventions quand elles sont jugées inopportunes et, lorsque cela est nécessaire, compléter certains éléments, du simple solin à la recréation d’une partie majeure.

Les prises de décision sont collégiales et tous les avis sont pris en compte. Suivant les époques, différents rendus sont proposés. Ainsi un élément de décor du XIXe siècle pourra être recréé de manière très illusionniste, tandis que le membre détruit d’une statue antique restera manquant. Il faut parfois savoir conserver la trace du temps en restauration.

Restauration de Volume

La façade Empire d’un hôtel aux environs de Paris. Une oeuvre raffinée et atypique, exposée aux avanies du temps et de l’histoire, longtemps masquée sous un crépi grossier, nous a été confiée, sous l’égide de Michel Bourbon, pour être restituée dans son esprit original. Notre travail a consisté à dégager au scalpel avec précaution les nombreuses couches recouvrant les sculptures, tout en injectant des résines de stabilisation. Il s’agissait en effet de gypseries extrêmement friables dont il fallait prévenir la détérioration certaine. Les couleurs d’origine ont été restituées sous contrôle des Monuments Historiques et du propriétaire des lieux à partir de traces polychromes et d’une vue aquarellée de l’époque.

Le pavillon d’été du château de Rosay est l’un des premiers exemples de Fabrique néo-gothique en France. Ces pavillons d’agrément n’étaient pas destinés à être habités et étaient construits avec des matériaux légers. Lorsque nous avons commencé sa restauration sous la maîtrise d’oeuvre de Michel Pinet, le pavillon était quasiment en cours de destruction. Il n’avait pas été touché depuis son origine.

L’édifice a été sauvé par injection de résine et des éléments, tant extérieurs qu’intérieurs, ont dû être remodelés. L’utilisation de matériaux simples tels qu’à la construction (chaux pour les badigeons, le faux-marbre et les parements de pierre) a permis d’éviter l’écueil d’un perfectionnisme glacé. L’esprit et la facture ont été scrupuleusement respectés. Tout le charme et la fraîcheur du pavillon ont été retrouvés.

La réussite de ce chantier lui a valu un premier prix de restauration de VMF (Vieilles Maisons de France).

Protection d’un patrimoine architectural fragile

Un pavillon XVIIIe précurseur

Château de Rosay - Yvelines - France

Architecte : Michel Pinet

Hôtel de Guines - Courbevoie

Architecte B.F. : Batiste

Maître d’oeuvre : Michel Bourbon